ma passion c'est d'écrire^^

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Re: ma passion c'est d'écrire^^

Message  Kyosuke Hendy le Mar 16 Mar - 15:22

mais voyons, tu as tout ton temps, et le meilleur reste à arriver^^ je n'envoie de nouveau chapitre que si au moins une personne a pu tous les lire, ensuite je mets le prochain Smile
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Kyosuke Hendy
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Re: ma passion c'est d'écrire^^

Message  Mishiko le Dim 21 Mar - 11:54

Smile !
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Re: ma passion c'est d'écrire^^

Message  Kyosuke Hendy le Dim 21 Mar - 12:33

As Much I love You

Episode 7

The sky is yours the night is mine


Le ciel, les cieux... ont toujours fait rêver l'humanité. Mais aujourd'hui, tous ne répondent que par des écrans. Plus personne ne regarde le ciel ni même un coucher de soleil ni même la pleine lune. La pluie se fait de plus en plus absente tandis que beaucoup vont s'irriter sur les plages polluées. Les rivières sont désertées et sont encore plus calmes qu'elles ne l'étaient. Que dirait Rachmaninov si il voyait le monde tel qu'il l'est aujourd'hui ?

-Nathalie, pourquoi t'es-tu éloignée de tes amies ?
-parce que je veux être près de toi, Hendy, de toi uniquement.
-ta présence ne m'est pas déplaisante, mais les amis restent importants, non ?
-cela ne te gène vraiment pas Hendy ? J'aurais peur que tu ne tombes dans cette solitude.
-je ne suis plus seul. Tu m'as porté chance et j'ai beaucoup d'amis à présent. Je t'attendrais patiemment.
-bien... parlons de choses plus réjouissantes, tu veux ?
-je n'en vois pas l'impossibilité, de quoi veux-tu donc me parler ?
-de moi... de ma relation avec toi... de notre vie ensemble, sur cette terre...
-alors dis-moi tout.
-il n'y a rien à dire quand on sait tout.
-tu devrais cesser de t'exprimer comme moi, c'est Nathalie que je veux entendre.
-très bien... pour ta fête d'anniversaire, qui sera présent à part nous deux ?
-Il n'y aura personne.
-nous serons bien seuls ?
-cela ne te plait pas, alors...
-non ! Non ! Non ! Cela me convient parfaitement.
-il n'y a plus rien à dire alors.
-si, pourquoi sommes-nous encore ici alors que nous n'avons plus cours ?
-car le bus ne passera qu'à 17 heures.
-est-ce pour une raison aussi futile Hendy ?
-toutes les raisons te cachent derrière elles, que puis-je contre cela ?

Nathalie reposa finalement sa tête contre celle de Hendy et sourit. Leur entente ne provoquait aucun conflit et leurs diverses amitiés étaient toujours dans les parages pour veiller sur les mauvaises langues. On ne les entendait plus ou presque, on pourra quand même dire que leurs pensées n'étaient un secret pour personne. Après tout, il suffit de voir le mot "poison" pour savoir qu'il est mortel, inutile d'en avertir les dangers. La date de la fête tardive d'anniversaire avançait. Il ne restait plus que deux mois avant le baccalauréat, l'hiver était déjà aux portes que les passions restaient décentes et douces malgré le réchauffement climatique. Hendy n'avait plus à cacher ses poèmes derrière un écran ou dans une pochette, désormais Nathalie lui en faisait la demande assidument, sachant parfaitement qu'il en avait écrit même si il prétendait le contraire. Ils les lisaient ensemble, l'une dans les bras de l'autre, pourtant tous les deux bercés, le sourire aux lèvres. Après tout Brahms s'inspirait de sa muse pour écrire de la musique, alors il fallait bien que le dévot s'inspire de sa déesse pour lui faire acte de dévotion.
Le jour, ou la soirée plutôt, arriva. Hendy attendait impatiemment sa cavalière pour les 19 heures, mais Nathalie avait pris les mêmes habitudes que son cavalier : arriver en avance, une vertu quasiment perdue en occident. Ils n'avaient pas l'habitude de se saluer en s'embrassant sur les lèvres, mais en se prenant dans les bras. Après un "comment vas-tu", Hendy la fit asseoir à table la laissant voir l'apéritif qui était déjà bien riche : samoussas ainsi que mille et une gâteries indiennes commandées par ses soins. Il y avait pour boisson, des jus de fruits multivitaminés, de l'eau et du vin de Bordeaux.

-tu bois du vin Hendy ?
-je ne suis pas un ivrogne voyons. Je n'en ai jamais bu. Mais je sais que c'est le meilleur, c'est avec toi que je voulais partager mon premier verre.
-voilà qui est rassurant de ta part. Mais ne penses-tu pas que cela soit déjà beaucoup rien que pour l'apéritif ? Qu'aurons-nous donc pour le repas ?
-oh... nous aurons tout simplement du riz et notre fameux et célèbre "carry volaille pays". Puis pour le dessert, si il y a encore de la place, du brownie.
-je vois... ainsi, tu aurais l'intention de danser avec moi après ce si généreux repas d'anniversaire ?
-nous le pouvons aussi bien avant qu'après.
-là n'est pas mon désir. Parler un peu le sera pour le moment.
-que dire ? Peu de choses... sinon que durant deux jours, ton amitié et ton amour m'ont énormément manqué.
-c'est tout ?
-ton sourire, ta bonne humeur, tout ce qui fait ta personnalité.
-que détestes-tu donc chez moi ?
-rien. J'aime tout chez toi, même tes défauts.
-quels sont-ils ?
-le pire de tous, m'aimer.
-oh et en quoi est-ce un défaut ?
-car m'aimer te pousse à t'inquiéter pour moi et donc à souffrir.
-si ma souffrance t'es si importante, alors je ne vois pas en quoi souffrir pour toi me serait un fardeau puisque toi aussi tu souffres pour moi.
-tu fais référence à ce jour où je me suis fait humilier volontairement pour toi ?
-non. Je te fais souffrir de mon absence et donc te faire languir alors que ma présence rend ta vie douce pour l'éternité.
-ce sont surtout tes yeux qui rendent ma vie douce pour l'éternité puisqu'ils ont la générosité de regarder mon visage qui est si peu élogieux.
-qu'il soit élogieux ou pas, je ne vois que celui qui m'a donné son amitié et son amour sans aucune arrière pensée en ne veillant qu'à mon bien.
-notre repas intime a l'air de t'inspirer douce jeune fille.
-et si nous commencions par déguster toutes ces douceurs, tout simplement ?
-je n'en vois pas l'inconvénient, mais ensuite, donnes-moi l'autorisation de te faire une surprise.
-laquelle ?
-si je te le disais, ce n'en serait plus une.
-bien, alors bon appétit et exauces mon souhait.
-bon appétit !

Alors qu'ils profitaient de l'apéritif, une chanson se faisait entendre "Bei Yi Wang De Shi Guang" de Cai Qin, une musique très douce et idéale pour le repas. Chacun mangeait décemment en levant à peine les regards. Comme à son habitude Hendy avait fini très vite l'apéritif malgré sa commande généreuse. Nathalie n'osait lever le regard vers ce jeune homme qui lui proposait autant de douceurs pour l'apéritif et attendait patiemment le diner. Il ne quittait pas les yeux de Nathalie du regard, ou, quand ses yeux étaient hors de portée, il se contentait de ses paupières. Après avoir fini, Nathalie s'en aperçut et vit Hendy qui continuait de lui sourire.

-que fais-tu ?
-te regarder.
-mais encore ?
-la joie d'exister.
-de quoi parles-tu ?
-cela ne fait que commencer. Dinons...
-laisses-moi t'aider alors...
-ce n'est pas la peine Nathalie. J'ai une surprise, as-tu oublié ?
-bien.

Elle attendit patiemment à sa place. Hendy arriva donc avec le carry volaille mais il repartit dans la cuisine puis revint avec une grande assiette ovale. Il la posa devant Nathalie dans une position diagonale et il s'assit dans l'autre angle de la table. Il servit le couple ainsi puis se rassit et recommença à boire le regard de sa tendre aimée après avoir mis "Je te veux" de Satie.

-nous... nous allons manger dans la même assiette ? Elle est un peu grande...
-la voilà ma surprise. Avant que le drame n'arrive... ils mangeaient toujours dans cette assiette.
-Hendy... me trouves-tu digne à ce point pour que tu me fasses un si grand honneur ? L'amour de tes parents...
-même si ton amour devait m'être perdu, je voudrais partager ce repas avec toi au moins...
-idiot, tu vas m'obliger à agir ainsi alors...

Les yeux émus, elle s'occupa donc de répartir la part de chacun en viande... normalement c'est le rôle d'une mère pour son fils... ici, c'était devenue le rôle d'une déesse envers son dévot. Mais c'était Hendy qui nourrissait et abreuvait le couple. Nathalie ne faisait que séparer ses lèvres pour ouvrir sa bouche.

-ton père le faisait ?
-non. Ceci est mon geste à moi.
-tu fais de la tradition des tiens, tienne.
-certes, mais après avoir mangé comme de bons réunionais, il va falloir nous laver les mains.

Une fois ainsi fait, Hendy fît enfin monter Nathalie dans sa chambre, il y avait une petite table sur laquelle il déposa leurs verres et la bouteille de Bordeaux. Puis Hendy l'invita à s'asseoir.

-ta chambre est étrangement bien rangée.
-elle ne l'est uniquement qu'en ton honneur tu sais...
-quelle honnêteté... ton bureau collé à ton lit ? Et ces images...
-c'est amusant de voir que ce sont elles qui te font hommage et pas le contraire...
-oh c'est gentil...
-voyons élégante jeune fille... ce pantalon et ce chemisier... te vont si bien...
-je sais que tu préfères les robes...
-non, j'aime tout... cela aussi... les vêtements occidentaux sont si nombreux mais les femmes qui savent les choisir le sont si peu...
-quant à toi... te voir avec cette chemise bleue ciel et ce pantalon blanc te rendent plus joyeux... ces couleurs sont tellement plus fidèles à ta vraie personnalité.
-prends ton verre... et trinquons... à notre apophtegme.
-lequel ?
-conjuguer aimer.

A ces mots elle sourit et but son verre. Puis Il l'invita à danser sur "Dance with you" de Live. Cependant, ils ne dansèrent que durant la moitié de la chanson. Chacun préféra rester immobile dans les bras de l'autre, Hendy reposa son visage dans le parfum des cheveux de sa cavalière qui en fit à peine autant...

-Hendy... tu te sens bien ? Pourquoi avoir arrêté de danser ?
-voulais-tu continuer ? je ne voulais pas te forcer... j'aime être dans tes bras... oh si tu savais comme ton amour me consume...
-encore une fois ta mère est absente... tu m'as offert cette soirée qui t'étais pourtant dédiée, mais tu en as fait mienne... je vais la rendre tienne...
-c'est elle qui habite chez moi... je l'ai donc fait inviter chez sa soeur... je voulais... derrière chacun de mes mots... je ne désire que ton coeur et...
-Hendy... tu as toujours été mon cavalier, mon poète et tant d'autres choses... un jeune homme doux et gentil... je vais faire de toi mon homme à présent...
-e-euh... je...
-nous sommes bien dans ta chambre, non ?
-il est vrai que... mais je voulais juste dormir à tes côtés...
-oh que tu es mignon, tu voulais seulement dormir à côté de moi... quel respect...

Elle commença à l'embrasser et le fit asseoir sur son propre lit.

-mais vois-tu, quand l'amour d'une femme veut s'exprimer, il faut cesser de faire autant de zèle je pense.
-alors... j'accepte... laissa t-il à peine échapper...
-comment pourrais-tu refuser mon apophtegme d'amour ?

Ils enlevèrent plus ou moins habilement leurs chaussures tout en s'embrassant, puis il se faufilèrent sous les draps.

-Il va falloir cesser de m'élever au rang de déesse... mais regardes-ton coeur... pourquoi bat-il si fort ? Demanda t'elle en le sentant battre aussi fort qu'une batterie sous sa main.
-je...
-stress ? Amour ? Écoutes le mien alors, le mien aussi bat aussi fort, dit elle en faisant passer sa main sous son chemisier. Alors ? Le sens-tu ? Mon coeur aussi se consume autant que le tien... laisses-moi te bénir de ma présence...

Scarlet version II...

Oh ces rêves enchantés au clair de lune, des vêtements qui partent en voyage si lentement... deux corps qui se fondent l'un dans l'autre à travers tendresse, affection, caresses, dévotion... l'amour est si simple à accomplir, tendre sa main est si aisé... encore faudrait-il la prendre... une valse au clair de lune, sous une pluie de passion, écoutes la mélodie de la pluie et tu entendras les louanges d'amour des cieux... milles baisers de toutes parts sur ces deux corps... des marques d'amour dans le cou... des mains dans les cheveux de chacun et de chacune... bénissez ceux que vous aimez et priez, suppliez même, juste pour une pluie d'amour et des violonistes qui puissent jouer de toute leur passion... passion, passum, ce que vous voulez, les mots veulent dire ce qu'ils veulent dire, ne leur donnez pas de sens inappropriés... loving is loving, nothing more...

-Nathalie...

Une larme avait coulé... mais quand ?

-Hendy, tu as encore pleuré ?
-de joie ou d'émotion ? Je ne sais...

Il la garda près de lui, sa main gauche ne cessait de caresser le visage de sa chère et tendre tandis que l'autre la gardait contre son coeur...

-tu as toujours gardé ma main contre ton coeur... mais laisses mon âme en faire autant...

Ainsi fait, il s'endormit la main sur les cheveux de la tulipe pendant que celle-ci le berçait comme une déesse se le devait... les coeurs étaient maintenant apaisés... il n'y avait eu aucun acte de vice, mais juste de l'amour... les mots ont laissé place aux actes... les actes ont laissé place aux sentiments... les sentiments ont laissé place au spirituel... le spirituel avait laissé place au divin...

The night is yours, the night is mine
I beg you maiden, take my heart
It's like paradise, see your magic eyes
Oh please dance with me...
The sky is yours, the night is mine
I beg your Lady, grab my soul
Heaven in your eyes, send me paradise
I wanna live with you


Fin de l'épisode 7


Dernière édition par Kyosuke Hendy le Dim 21 Mar - 15:44, édité 1 fois
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Re: ma passion c'est d'écrire^^

Message  ssou le Dim 21 Mar - 12:47

merci I love you I love you Very Happy
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Re: ma passion c'est d'écrire^^

Message  Kyosuke Hendy le Dim 21 Mar - 12:49

You're welcome maiden^^
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Re: ma passion c'est d'écrire^^

Message  Mishiko le Dim 21 Mar - 15:38

C'est vraiment adorable ^_^
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Re: ma passion c'est d'écrire^^

Message  Kyosuke Hendy le Dim 21 Mar - 15:49

*mise en garde* Attention, certains passages pourront choquer dans ce chapitre, merci de votre compréhension (and don't kill me please^^) :

As Much I Love You

Episode 8

Secret...

Le soleil et la lune s'étaient alternés maintes fois depuis cette nuit. Ils s'étaient réveillés ensemble, timides et décents... La pluie était tombée et la jardin était resplendissant, les gouttes d'eau brillaient de milles feux, les papillons promettaient aux arbres de ne plus leur faire de mal, le ciel était de bonne augure tandis que les animaux dormaient encore en paix. Hélas, la paix n'existe que pour être troublée par les mensonges, les conflits et la guerre...

-Nathalie... je souhaites que plus jamais tu ne verras mes larmes.
-pourquoi Hendy ? Pourquoi parler de choses si tristes alors que nous sommes ensemble.
-excuse-moi...

C'était un mardi, Hendy était arrivé en cours dans un état bien étrange. Lui qui était si jovial en la présence de ses amis, n'était plus que l'ombre de lui-même. Son corps était là, mais son âme était totalement absente. Il resta étrangement très distant de Nathalie ce jour-là, il l'avait à peine salué. Nathalie pensait que c'était passager, mais même lors de leur repas, la tombe resta muette et refusa de toucher la main de Nathalie, mais poliment. Elle resta attentive aux moindres faits et gestes de son dévot durant toute la journée, il ne sourit pas une fois, saluait à peine et parlait très doucement quand il faisait la générosité de parler... quelques secondes à peine. Même le professeur de philosophie pour qui Hendy éprouvait un profond respect et une immense confiance eût droit à de froides salutations. Le cours sur le Désir reprit, le professeur comme à son habitude, était très froid dans son analyse mais se permettait parfois d'être un peu plus humain.

-mais monsieur les hommes sont tous pareils.

Un regard noir apparût.

-excusez-moi ?
-oui monsieur, les hommes sont tous pareils ! Ils nous brisent le coeur...

La jeune fille continua et d'autres encore, à médire sur le compte des hommes innocents qui trinquent pour les immondes pêcheurs qui n'ont pas eu droit à la peine capitale due à une loi beaucoup trop infantile de la part de la France. Un violeur n'a pas le droit de vivre, pas même un homme qui ose porter la main sur sa femme... tous ne méritent que malédiction et les pires des souffrances... le secret fût révélé :

-vous me gavez avec vos soi-disantes vérités premières ! Vos gueules ! Arrêtez de dire que les hommes sont tous pareils ! Et si je m'y mettais moi ? Hein ? Que les femmes attendent seulement que l'on active leurs chattes et leurs culs !? Non ? Alors vos gueules !

Someone is breaking Hendy's heart, What about the thing called love ?
She's breaking Hendy's heart... his heart, his heart !
Someone is breaking Hendy's heart
One night is not enough, Everybody got to believe in someone
Ooh save him...


Hendy se rassit aussitôt, eût un regard désespéré vers ses notes juste après avoir regardé sa main gauche puis fuit à l'extérieur.

Don't let me go, little darlin'
Oh no no no no no, little darlin'
Don't let me go, little darlin'
Oh no no no no no, little darlin'
That I'm so in love with you


-Hendy !

Pourquoi de tels mots ? D'où lui venaient-ils ? Pour quelle raison ? Quel était ce regard qu'il avait eu sur sa main gauche ? Pourquoi cette absence malgré sa présence ? Il n'avait nulle part où fuir, il se réfugia donc auprès d'un arbre. Nathalie le rejoignit après s'être excusée auprès du professeur.

Everybody needs someone to hold...


-Hendy.

Elle s'approcha de lui et mit sa main sur son épaule.

-dis-moi ce qui ne va pas...
-je te l'ai dit... ton défaut... c'est de m'aimer... ton amour pour moi me pousse à te faire souffrir... je ne veux pas que tu souffres à cause de moi... je veux te voir heureuse... mais je t'en empêche...
-que se passe t-il ? Hendy... en quoi me ferais-tu souffrir, toi qui m'as toujours aimée ? Toi qui a toujours été à mon écoute ?
-je m'en souviens encore...
-comment ?
-j'avais six ans... dimanche après-midi... j'étais avec ma cousine dans la chambre de ses parents à regarder la télé dans le noir... il n'y avait personne... elle devait avoir dans les quatorze ans... ma main... gauche... elle l'a mis là où je l'ai dit... avec sa main... elle a fait tout son oeuvre dans les deux... son autre main... sous ma ceinture...

Il s'effondra contre l'arbre en larmes...

-on est pas tous pareils... j'ai rien fait moi... c'est elle qui...
-Hendy ! Non, ne me dis pas que...
-je m'en souviens... de tout... vraiment de tous les détails... comme si c'était hier...

Lady save me, don't break me, be my forever lady... hold me, don't break me, be just now my love...

Elle s'assit auprès de lui puis prit la tête de son dévot et la mis sur son épaule. Son autre main essuyait son visage.

-je voulais pas... mais elle...
-chut, n'en dis pas plus, arrêtes...
-on est pas tous pareil... j'ai rien fait moi...
-on sait que tu n'as rien fait... chut... calmes-toi...
-je suis désolé... ce souvenir m'est revenu si violemment...

Les larmes s'écoulaient tel un torrent. Jamais il n'y en avait eu autant. Si l'on peut accuser les hommes de crimes... les femmes aussi en font... tous sont égaux devant la loi... hélas, l'Injustice règne sur le monde...

-Allez suis-moi Hendy.

Elle emmena Hendy à un point d'eau, nettoya soigneusement la main maudite. Puis après l'avoir essuyée, l'embrassa.

-maintenant, tu ne penseras plus jamais à cette offense, ni à cette pécheresse. C'est mon apophtegme de Justice, compris ? Désormais, tu ne penseras qu'aux lèvres qui ont apaisé ton coeur et ton âme, ces lèvres qui t'ont guéri, ces lèvres qui t'ont libéré de toute souffrance, le voilà, mon apophtegme.
-j'suis désolé Nathalie.
-cesses de t'excuser, Hendy... rentrons en cours, veux-tu ?

Ils rentrèrent donc en cours et Hendy s'excusa aussitôt auprès du professeur qui l'avait vite pardonné puisqu'il avait tout compris. Nathalie avait joué son rôle de déesse à merveille. Elle n'avait pas abandonné Hendy, elle avait même ignoré ses mots, elle avait préféré courir après lui pour savoir... elle a su et compris... elle a écouté et apaisé... elle a entendu et guéri... Jésus n'aurait pas fait mieux. Cependant, le professeur rendit justice à son tour :

-tous les hommes ne sont pas pareils. Si tel était le cas, alors l'humanité et l'espoir n'existeraient plus depuis bien des millénaires... après incident, je ne voudrais plus de remarques erronées et arbitraires, reprenons si vous le voulez bien...

Everybody needs someone to love...

La main de Hendy retrouva enfin celle de Nathalie, Hendy eût même la discrète autorisation de ne pas prendre note puisque qu'il se reposait contre l'épaule de Nathalie. D'ailleurs, ils eurent même le droit de s'absenter du cours pour la seconde heure, sans que cela ne soit notifié. Nathalie eut envie de l'emmener dans un coin tranquille dans le lycée. Nonobstant, Hendy en décida autrement et la mena hors du lycée, plus précisément, parmi les peu d'arbres qui existaient encore près du bord de mer de la ville. Nathalie s'assit au pied d'un arbre et fil allonger Hendy, sa tête sur ses genoux, comme d'habitude serions-nous tentés de dire.

-la prochaine fois... tu m'en parles au lieu de tout garder pour toi, d'accord ?
-oui...

La main de Nathalie reprit foyer auprès du coeur de Hendy tandis que l'autre caressait ses cheveux... Il s'endormit ainsi bercé par les vagues... là où les touristes ne venaient pas, puisque malgré la présence du sable, il était impossible d'y bronzer ou autre... seuls les pécheurs et quelques rares personnes y venaient... ce qui expliquait le calme et le silence des lieux... Hendy s'y était réfugié le jour de la rentrée... le matin car la rentrée n'avait lieu que dans l'après-midi.

-Hendy... ça va vraiment mieux ou je ne peux pas t'embrasser ? Je n'ai pas les mots pour t'exprimer à quel point je comprends ta souffrance... la seule chose que je puisse faire... c'est te tenir dans mes bras, t'embrasser... t'aimer... et en tant que déesse... ce péché m'est permis... alors puis-je t'aimer ?
-mon ange... aimer ne sera jamais péché... retire ces paroles... aimer n'est que bénédiction du divin... aimer est divin... alors aimes...

Puis il se rendormit à nouveau, mais Nathalie aussi cette fois-ci... Dans les bras de Hendy qui s'était assit après s'être réveillé... il l'avait pris dans ses bras et était resté silencieux pour écouter ses paroles... maintenant, elle dormait dans les bras de son dévot... Au demeurant, Nathalie aussi voulut rendre justice à Hendy. Quand ils furent réveillés, elle lui dit :

-comment as-tu pu oser te considérer comme un homme ? Tu es un dévot, alors même si les hommes étaient tous pareils, toi, étant dévot, tu n'aurais jamais figuré parmi eux, compris ?
-être une déesse te plait tant ?
-ne le suis-je pas ou m'es-tu déjà infidèle ?
-je me tuerais si tel était le cas... tu as ma bénédiction...
-pour te faire pardonner... on pourrait diner à nouveau chez toi...
-si tel est ton désir.
-mais nous danserons et dormirons seulement.
-pourquoi autant de règles ? Cela m'est bien suffisant, l'aurais-tu oublié, tu es bien suffisante pour me faire vivre.
-si tel est le cas, gardes-moi dans tes bras... dis-moi un poème qui est digne de toi et surtout, ne penses qu'à moi ou je ne serais pas aussi miséricordieuse qu'aujourd'hui.
-pardon ?
-tu as osé penser à une violeuse plutôt qu'à moi.
-alors il faudra que tu deviennes neurologue pour sanctionner mon cerveau.
-toujours le dernier mot, hein ?

Elle l'embrassa... mais ce baiser fût bien différent de ceux habituels... un baiser de compassion, de souffrance... d'apaisement... heureusement, ceux qui supportent la cruauté sont bien plus forts que ceux qui règnent par elles.

You are - one in a million
You are - one in a million
You are - oh love my love, You are everything for me


-serait-ce pour cela qu'il était si distant avec les autres ? Qu'il hésitait tant à mon propos ? Qu'il ne tentait rien et me laissait tout faire ? Ton fardeau est bien plus lourd que je l'aurais pensé... cela ne fait pas trois ans que tu es humain... tu l'as toujours été Hendy... pensait Nathalie.

Plus tard, il rentrèrent chez Hendy. Sa mère était encore absente, elle avait laissé un mot pour dire qu'elle ne reviendrait que le lendemain. Nathalie s'invita afin de veiller sur Hendy pour s'assurer que tout irait bien pour lui.

-mais tu n'es pas obligée de t'obliger Nathalie...
-tais-toi, demain c'est férié alors je peux rester, non ?
-je n'en vois pas l'inconvénient, attends-moi ici, je vais préparer le dîner.
-que vas-tu nous faire ?
-te contenterais-tu d'un steak façon Hendy ?
-nous verrons bien, vas-donc à ton ouvrage Hendy.

Nathalie s'occupa de préparer le riz contre l'avis de Hendy qui se contenta finalement de cuisiner les steaks. Puis il prit deux bols, mais Nathalie lui fit signe des yeux qu'il fallait faire comme d'habitude, donc il prit un bol plus grand et mit la part du couple dedans. Il écrasa les steaks avec le riz afin de les mélanger... pour faire comme avec un riz cantonnais, quoique cela ressemblait plus à de la cuisine maternelle pour sale gosses...

-quelle étrange manière de faire.
-ainsi, le repas aura meilleur goût, je peux te l'assurer.

Quand il eût finit, Nathalie le surprit par derrière et le garda dans ses bras.

-Hendy... malgré tout le fardeau que tu puisses porter sur tes épaules... cette nuit-là... tu ne m'as pas manqué de respect... je n'ai vu qu'un dévot aimant sa déesse... si tous les hommes pouvaient être si aimants que toi...
-comment le pourrait-ils, puisque moi, je suis un dévot ?
-tu as tout compris... et si nous dinions ?

Ils mangèrent donc dans le même bol, l'une et l'autre à chaque angle de la table, Hendy ayant retrouvé son état normal et son sourire, Nathalie triomphante de sa miséricorde protection.

Come to me
We never be apart
The sun you see is me

No more pain
No memories remain
Now you can play with me

So love me now you are the one
I give you all the stars I see
The rain is gone no pain is here
My heart I beg you all your love

Come to me
We never be apart
The sun you see is me
No more pain
No memories remain
Now you can play
All the games with me
Fin de l'épisode 8
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Re: ma passion c'est d'écrire^^

Message  ssou le Dim 21 Mar - 19:15

merci encore ^^

P.S : Il me faut plus pour me choquer Twisted Evil Wink
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Re: ma passion c'est d'écrire^^

Message  Kyosuke Hendy le Dim 21 Mar - 19:20

ssou a écrit:merci encore ^^

P.S : Il me faut plus pour me choquer Twisted Evil Wink

je l'aurais deviné, mais pour d'autres personne oui^^ mieux vaut prévenir que guérir^^
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Re: ma passion c'est d'écrire^^

Message  Kyosuke Hendy le Dim 21 Mar - 19:24

As much I Love You

Episode 9

Let's talk about love


En cet hiver doux que peut offrir les tropiques, les coeurs étaient désormais apaisés. Il pouvait pleuvoir ou non, les mains restaient liées, ainsi que les coeurs, ainsi que les âmes. La passion ne demandait qu'à s'exprimer mais la timidité joue le rôle de la religion. Cependant, dévots et déesses se tiennent la main alors qui pourrait les empêcher de s'exprimer leurs dévotions et bénédictions ?

-comment vas-tu Hendy ?
-toujours aussi bien, tu arrives bien tôt aujourd'hui.
-parce que je suis une déesse jalouse de savoir que tu prends ton café seul avec tes amies.
-oh, mais votre dévot vous restera toujours aussi fidèle qu'il l'a été. Mes amies ici présentes n'ont que des intentions pures envers moi.
-que leurs intentions soient pures ou non, leurs présences précédant la mienne est une offense qui meurtri mon coeur bien plus qu'une flèche enflammée.
-étrange... j'avais prévu que tu arrives plus tôt. Regardes, ton thé t'attends.
-oh merci. mais toi tu devrais arrêter de boire du café, c'est mauvais pour ta santé.
-certes, mais si il devait m'arriver de dormir en cours, comment ferais-je pour le bac ?
-malheureux heureux, si tu dois dormir, ce sera contre mon épaule, nous pourrons tout rattraper ensemble.
-amen. Sourit-il.

Leurs amis qui assistaient à la conversation conjugale se contentaient d'être de simples spectateurs qui croyaient voir une pièce de théâtre tellement la conversation était continue et régnait par un vocabulaire et une linguistique inhabituelles pour de jeunes étudiants. C'était un mardi, ils ne s'étaient pas vu depuis presque trois jours car le lundi était férié. Nathalie ne s'était pas connectée car elle devait s'occuper de sa mère qui était très malade. Hendy de son côté avait écrit poèmes et louanges à sa déesse mais avait dû réviser un peu malgré tout. Première heure, cours d'anglais, comme d'habitude le duo infernal humoristique de la classe continuaient leur règne. Cependant, les choses devinrent sérieuses quand l'enseignante d'anglais demanda à deux élèves de faire une discussion en anglais en s'inspirant du texte étudié. C'était deux "amoureux" qui se retrouvaient après une année sans qu'ils ne se soient faits leurs adieux. L'un des deux éléments du duo insista pour participer avec Nathalie. Finalement il dût le faire avec la meilleure amie de Nathalie. Cependant, Nathalie demanda à prendre sa place mais que cela devait se faire avec Hendy et non leur ami. Hendy avait l'air étrangement motivé, mais n'avait pas eu l'audace de se proposer de peur que Nathalie refuse.

-bien, alors allez-y.
-oh, is that really you, Hendy ?
-Nathalie !? How are you ?! I missed you so much !
-I'm fine dear friend. I'm glad I could meet you after so much time.
-yeah... but... that day... you didn't come whereas I invited you, huh ?
-your mother didn't tell you ? She refused me to enter because you had to leave.
-no, she didn't... so finally... well... I'm sorry I didn't say "goodbye"... we left by night...
-oh, I understand... but you could send me letters you idiot ! Why didn't you send me some ?
-I always gave the letters to mum to send them... but I never received any letter from you, so she didn't...
-you really did ? I-I... Oh, I'm sorry, I was a little angry...
-me too, but now I know everything, I can make that day greater.
-what do you mean ?
-I missed you so much.
-Me too Hendy, me too...
-did you know that... er... you know...
-I know everything, I know you loved me...
-y-you...
-I always known, but me too..

Ils jouaient incroyablement bien leur rôle, aucun problème de prononciation, la discussion était vivante et même leurs yeux émus étaient présents... après tout, eux aussi ne s'étaient pas vus depuis une éternité. Hendy prit Nathalie dans ses bras, les deux visages firent face à face, la professeur ne contrôlait plus rien, l'improvisation était parfaite et avait laissé tout le monde au dépourvu.

-is that so, Nathalie ?
-'Twas always thus, and always thus will be.
-So... shall I kiss you ?
-here ? But the students and the teacher ?
-We are in paradise, they can go to hell... Shall I ?
-Please do.

Le couple s'embrassa donc tendrement et décemment devant toute la classe. Personne ne fit de réaction négative, même la professeur était restée interdite mais aucunement choquée. Tous admiraient avec quel talent, le fictif avait rejoint la réalité aussi aisément. Ils s'embrassaient comme d'habitude, la droite tenait Nathalie contre lui tandis que sa gauche caressait ses cheveux, les deux mains divines quant à elles se reposaient sur la nuque de Hendy.

-hum... I think both of you have the better mark for today...

Le couple s'arrêta sur le coup de la surprise et revinrent à leur place honteux.

-er... I'm sorry madam...
-oh don't be, don't be, you both did well.
-thank you, dirent-ils simultanément et honteusement.
-hey les amis, pas besoin d'avoir honte, tout le monde le savait !
-bien joué Hendy ! Vous avez vu ? ça c'est ce que j'appelle deux amoureux !
-dis plutôt qu'il a cherché la plus infinitésimale raison pour l'embrasser ! Petit malin !
-euh... en fait... je l'avais prévu aussi, lâcha Nathalie.
-elle aussi ! Ils sont vraiment en harmonie ! Encore une ! Allez !
-er, et pourquoi pas notre cher Balthazar que l'on entend jamais !
-oui ! C'est le meilleur !

L'intéressé avait déjà refusé d'office. Quelqu'un de très discret mais ayant peu d'amis, mais de grands amis. Hendy l'appréciait beaucoup mais le contexte fît qu'ils se contentèrent d'être camarades de classe cependant ils semblaient s'apprécier beaucoup mutuellement. Hendy appréciait sincèrement beaucoup d'élèves de sa classe, mais très peu le savait en vérité. Certaines de ses frasques avaient créée un fossé entre eux. En effet il y avait eu un incident, Hendy avait jeté un stylo sur quelqu'un... à cette époque leur amitié avait à peine commencé et la chaleur était à son plus haut niveau, il avait tout simplement perdu le contrôle de lui-même. Mais maintenant que Nathalie était auprès de lui en tant que médecin et déesse, tout allait de mieux en mieux pour lui. Alors que ses résultats étaient à la baisse, ils montèrent vertigineusement depuis sa rééducation avec Nathalie. Bien sûr, il était encore loin de son vrai niveau, mais pour un simple lycéen, c'était des résultats forts satisfaisants.

-tu imagines ? Je t'aurais fait confiance plus tôt, mes résultats auraient été meilleurs !
-certes, mais le plus important c'est que tu réussisses le baccalauréat, non ? Nous devons réussir...
-oui... d'ailleurs, pour ce dont je t'ai parlé l'autre jour... j'ai participé à un concours... je devrais recevoir les résultats dans peu.
-oh, je n'en attendais pas moins de toi.
-oui... et... en effet, si je devais réussir... il se pourrait que nous puissions réaliser notre rêve.
-que veux-tu dire ?
-eh bien... surprise, d'accord ?
-oui, cela vaut peut être mieux...
-et toi, ta mère va mieux ? Elle était malade...
-oh, ne t'en fais pas, tout va bien pour elle, elle est guérie.
-tant mieux... dis... cet après-midi on a pas cours, tu voudrais...
-mon poète serait-il en train de m'inviter à faire de la littérature en sa compagnie ?
-telle est mon intention.
-elle est bonne et donc mienne aussi.
-que dirais-tu d'aller au bord de mer tout simplement.
-au milieu des arbres comme l'autre jour pour profiter du vent et des vagues ?
-oui.
-allons-y.

Ils quittèrent donc la cafétéria du lycée, puis le lycée lui-même et se dirigèrent vers l'endroit prévu, tout en se tenant la main. Hendy profitait tranquillement de l'instant présent tandis que Nathalie ne cessait de lui parler... de ses rêves, de ce qu'elle avait envie de faire... du temps qu'elle appréciait à passer avec Hendy... une fois arrivés, Hendy s'assit contre un arbre et invita Nathalie à venir se blottir dans ses bras. Ils étaient positionnés de profil pour regarder la mer et étaient bercés par le flot des vagues tandis que le vent faisait oublier cette chaleur oppressante. Hendy s'était vite oublié dans cet endroit et dormait déjà ayant Nathalie auprès de son coeur, celle-ci s'en étant aperçu s'était endormi à son tour. Quand il se réveilla, Nathalie dormait encore, c'était le coucher du soleil. Il caressait les cheveux de Nathalie ainsi que son visage tout en la fixant amoureusement, respectueusement et avec dévotion. Sentant les caresses dans son sommeil, elle émergea petit à petit puis se réveilla enfin.

-ne t'avais-je pas demandé de me réveiller en m'embrassant ?
-je pensais que cela n'était valable que pour le matin, désolé.
-pourquoi t'es-tu arrêté ? Continue, je me sens si bien quand je suis ainsi...
-si je pouvais rester ainsi toute ma vie je serais l'homme le plus heureux du monde.
-et moi donc ? Si je le pouvais, je serais le poème le plus satisfait dans toute la littérature.
-Nathalie, il y a quelque chose dont je voulais te parler...
-oui ?
-je... pour l'autre jour... ne sommes nous pas allés un peu vite ?
-oh ? Je vois... tu veux certainement parler de notre nuit conjugale...
-oui c'est ça.
-non Hendy, rien n'a été trop vite. De plus, c'est moi qui en avait pris la décision donc tu n'as pas à t'en vouloir... d'ailleurs, en quoi cela te gène t-il ?
-en rien, en rien... c'est juste que je me demandais quel genre de pensées tu pouvais avoir de moi après un tel évènement.
-tu veux que je te dise ? J'ai eu affaire à un jeune homme très poli, galant et romantique. Nous étions seuls et en toute intimité. Le contexte était parfait. Non, tout c'est passé comme je le désirais.
-tant mieux... c'est juste que... enfin... tu me connais...
-tu es trop décent... c'est cela qui fait ton charme... tu penses d'abord à respecter celle que tu aimes... moi... plutôt que de mettre en avant ce que tu voudrais faire avec moi...
-honnêtement... je... pensais pas... avant l'année prochaine.
-si je comprends. Rien n'est allé trop vite. Tout est allé au rythme qu'il fallait et je voudrais te dire que je suis heureuse que ce soit moi et non pas une autre qui soit auprès de toi... je serais passé à côté de bien des moments et soirées romantiques sans toi... ces repas... et cette facilité que tu permets à notre relation... nous tenir la main pendant le cours... continuer à être si proche pendant les cours... et même nous embrasser comme cela devant tout le monde en les envoyant balader... je renouvellerais aisément cet abonnement pour l'éternité.
-et moi donc... tu sais que je suis bien plus silencieux que tu ne me connais, mais tu sais certainement aussi que je préfères t'écouter et laisser ta voix ainsi que ton parfum m'envoûter...
-oui.. j'ai repensé aux écrits que tu écrivais pour elle et j'ai trouvé le parfum dont tu parlais... tu ne m'en veux pas ?
-non... bien au contraire... c'est toi que j'aime, c'est avec toi que j'ai des liens étroits, c'est avec toi que je suis proche, c'est avec toi que je me sens bien... donc pourquoi devrais-je t'en vouloir pour un simple parfum ? Je ne pense pas à elle quand il m'envoûte, je pense plutôt à l'état de plénitude dans lequel je suis quand je suis à tes côtés.
-et quand je t'embrasse ?
-je me sens si bien quand tu le fais...
-alors embrasses-moi et cesse de me faire languir...
-cela ne fait que quelques heures que je ne t'ai pas embrassé...
-oh mon tendre poète, c'est à chaque heure que tu dois m'embrasser...

Body to body and soul to soul
Always feel you near.
So say the words, the words I long to hear...
Tell it to my heart.
Tell me I'm the only one.
Is this really love or just a game ?
Tell it to my heart.
I can feel my feelings rock every time you call my name


Hendy la tenait contre lui tendrement, silencieusement... mais Nathalie lui fit remarquer qu'il se faisait tard... cette fois encore, ils rentrèrent chez Hendy, sa mère était encore absente... après quelques petites révisions et un délicieux diner, le couple dansa à nouveau ensemble...

Concerto pour Piano n°2 de Rachmaninov...

-connais-tu la signification de cette musique pour moi ?
-vas-y, dis-le moi.
-celui qui l'a écrite sortait d'une déception amoureuse... mais son concerto va du désespoir à l'espoir... on peut sentir toute sa passion n'est-ce pas ? Moi qui ai tout perdu, j'ai retrouvé non seulement l'espoir mais aussi l'amour auprès de toi... cette musique exprime toute ma joie, toute mon émotion... je dis bien émotion, car je suis ému et au bord des larmes, d'émotions et de joie...
-je m'en doutais...
-tu me laisses autant parler... mais c'est toi que je voudrais entendre...
-que pourrais-je dire Hendy ? Sinon que je t'aime et que tu as fait de ma vie... un véritable jardin de printemps...
-mon coeur bat si fort... pourrions-nous nous reposer ? Je...
-suis-moi...

Elle le conduisit à sa propre chambre, s'assit et fit allonger Hendy, sa tête sur ses genoux. Une fois la berceuse et la caresse divine terminée, elle s'allongea à son tour, donna un dernier baiser qui dura un bon chapitre, puis s'endormit dans les bras de Hendy. Tout cela a peut être l'air bien répétitif... mais faudrait-il encore vivre une telle vie pour comprendre la passion grandissante entre ces deux amants ainsi que le réconfort qu'ils trouvent chacun dans l'autre...

Let's talk about love, love, love, love
That's all I'm dreaming of
Let's talk about love
It's up to you
To make your dreams come true

Let's talk about love, love, love, love
Talk about love !
Let's talk about love, love, love, love
Talk about love !

Let's talk about love, love, love, love...



Fin de l'épisode 9
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Re: ma passion c'est d'écrire^^

Message  CereS le Mar 23 Mar - 10:07

yeah merci pour le moment de détente!!!!!

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Re: ma passion c'est d'écrire^^

Message  Kyosuke Hendy le Mar 23 Mar - 10:51

Mais de rien^^

As Much I love You

Episode 10

You can win if you want


L'hiver prend des tournants bien étranges, le froid se réchauffe au lieu de refroidir l'atmosphère... plus besoin de veste... pourtant, beaucoup continuent de dire qu'il fait froid alors qu'il n'en est pas le cas... Une tulipe noire qui fleurit à nouveau, une mélodie de printemps qui salue furtivement et une confidente de plus en plus proche...

-alors tu es prêt ?
-que je le sois ou pas...
-vivement qu'on en finisse ?
-oh ça oui ! Mais ce ne sont pas...
-dépêches-toi ! Ils commencent à entrer !
-oh, attends Nathalie, j'allais te dire que j'ai...
-quoi !? Tu as oublié ta convocation et tes papiers !?
-Hey vous là-bas, dépêchez vous d'entrer l'épreuve va commencer !

Deux semaines d'examens et un seul oral pour Hendy tandis que Nathalie en aura deux. Hendy parût étrangement à l'aise pendant chaque épreuve mais ne se faisait pas d'illusions sur ses résultats, il aurait à peine le baccalauréat, sans mention... heureusement que pour lui cela n'avait pas d'importance... tandis que Nathalie qui avait toujours été constante, contrairement à Hendy qui a toujours été irrégulier, s'attendait à avoir la mention "assez bien"...

-où sont les résultats ?
-là-bas, suis-moi Nathalie...

Que fût leur surprise quand ils virent que Nathalie avait eu mention "bien" tandis que le poète avait eu miraculeusement "assez bien".

-euh... ils se sont trompés, hein ?
-ne dis pas de bêtises, Hendy ! Tu l'as !
-oh, ben c'est cool... j'ai enfin ce bac de merde...
-c'est tout ce que ça te fait !? Voyons Hendy ! Tu étais si inquiet !

Il avait l'air d'avoir la tête ailleurs, comme si quelque chose le tracassait. Il invita Nathalie chez lui pour fêter leur victoire, mais Nathalie resta perplexe. N'importe quel lycéen serait fou de joie d'avoir le baccalauréat et encore plus avec une mention !

-en fait...
-oui, Hendy ?
-mon roman a été accepté...
-oh mais c'est magnifique Hendy !
-certes, mais c'étaient des maisons d'édition de mauvais augure... donc, pas de publication...
-oh, c'est dommage...
-cependant, j'ai envoyé mon roman pour un concours...
-c'est déjà ça... tu as reçu les résultats ou... tu n'as pas l'air confiant...
-cela reste un concours français... or le contexte et l'intrigue... on verra bien.
-si j'ai bien compris, pas encore de résultats, c'est donc cela qui te tracasse tant ?
-tu le sais très bien, n'est-ce pas ? Je n'ai que faire des études, encore moins des diplômes, encore moins des métiers "offerts" et encore beaucoup moins de l'argent.
-on a besoin d'argent pour vivre Hendy...
-c'est l'argent qui corrompt les hommes... le seul métier qui me plait, c'est écrivain.. j'écris de tout... mais je ne peux pas en vivre, le salaire n'existe pas pour nous...
-je comprends ton point de vue... mais sans diplôme, sans métier et donc sans salaire, comment comptes-tu vivre à mes côtés ? Rester à rien faire de ta vie ? Dis-moi.
-loin de moi cette idée, je travaillerai, c'est une certitude... mais le métier que je pratiquerai ne sera pas celui qui me sied le mieux... professeur... soumis au programme merdique du ministère de l'éducation nationale.
-alors pourquoi ne pas faire politique ?
-no comment... ne pourrait-on pas parler d'autre chose ?
-pour qui as-tu acheté cette carte postale, dis-moi tout vaurien.
-pourquoi m'agresser ainsi ? Ce n'est que pour mon amie roumaine !
-vraiment ?
-quelle jalouse tu fais !
-je trouvais étrange que tu en achètes une c'est tout.
-en fait... j'ai une surprise pour toi... enfin... tu vas où l'an prochain au juste ?
-à Lyon, comme toi.
-quoi ? Mais tu devais aller à Londres, non !?
-oui, mais quand tu m'as dit que tu allais à Lyon...
-Mais !? J'ai choisi Lyon seulement pour l'anglais et le jap' !
-oui... mais je voulais être avec toi... il y a mes domaines aussi là-bas.
-certes, mais c'était un choix arbitraire pour moi, je ne l'ai pas choisi en fonction...
-je sais... mais tu n'es jamais allé en France, qu'allais-tu faire dans un endroit que je connais mais pas toi ?
-tu connais Lyon ?
-mieux que personne.
-voilà qui me rassure, mais...
-cesse de dire "mais" et dévoiles ta surprise.
-d'accord... à ma façon... devines d'où vient cette musique.

Une batterie... une guitare... un voix masculine non agressive.. une langue inhabituelle... un rythme soutenu mais calme... un piano... "Nu era" de Holograf. Une chanson mélancolique mais belle...

-euh... je ne vois pas du tout d'où ça vient.
-de Roumanie. J'étais assez triste à l'époque et elle m'a envoyé celle-ci qu'elle trouvait très belle.
-et toi ?
-j'ai eu le même feeling.
-Je vois. C'est une belle musique...
-j'en ai une que tu préfèreras, si tu veux.
-je veux bien, fais-la moi écouter por favor.
-d'accord... mais pas d'espagnol dans ma maison.
-je fais ce que je veux, mais je te le promets quand même.

"Tu nu vezi" de Paula Selling

-pourquoi une chanson aussi triste ?
-oh pardon... je n'ai pas eu de traduction pour celle-ci... mais j'aime beaucoup quand même...
-oui, j'avoue... j'aurais aimé être plus proche de toi plus tôt, j'aimerais remercier cette amie roumaine...
-tu n'as rien à te reprocher, toute la faute me revient... mais j'en ai de plus joyeuses, bien que ce ne soit pas les meilleures...

"Ora 24" et "Anicyka Maya" de Ana Lesko, deux chansons remplies de joie... étrange car Hendy, bien qu'écoutant de la musique romantique, n'était pas habitué à écouter une musique avec une joie aussi... festive et mondaine dirons-nous.

-voilà qui me plaît mieux.
-le roumain est une belle langue.
-je comprends pourquoi tu détestes l'espagnol.
-mais le roumain est bien meilleur avec la voix de Ruxandra.
-Ruxandra ? Ta correspondante qui a pris soin de toi en mon absence ?
-oh, elle est elle-même assez absente... elle est déjà à l'Université et très occupée.
-oui, mais le peu qu'elle a fait pour toi représente beaucoup pour moi... et donc, cette surprise ?
-eh bien... d'après mes calculs... si j'économise suffisamment d'ici Décembre... nous pourrions aller ensemble en Roumanie.

Alors qu'elle pensait avoir réservé une surprise à Hendy en lui annonçant qu'ils continuaient leurs études ensemble, celui-ci lui réservait déjà un voyage dans un magnifique pays. Mais ils n'étaient pas au bout de leurs surprises en ce mois de Juillet où le soleil n'est plus la bénédiction des mécréants, mais le protecteur des justes.

-Hendy, tu as du courrier ! Cria sa mère.
-Oui ! J'arrive ! Je reviens tout de suite Nathalie.

Il revint très vite, le regard bizarre fixant une enveloppe avec "prioritaire"... il l'ouvrit... laissant Nathalie en plein désarroi... lût la lettre... resta silencieux... son regard remonta vers celui de Nathalie... puis... comme un éclair, le poète prit son poème dans ses bras.

You can win if you want
If you want it, you will win
On your way you will see life is more than fantasy
Take my hand, follow me
Oh, you've got a brand new friend for your life

We can win if we want
If you want it we will win
Oh, come on, take a chance for a brand new wild romance
Take my hand for the night
And your feelings will be right, hold me tight

-une bonne nouvelle ?
-tu es mon porte bonheur. Se contenta t-il de dire.

Il la tenait dans ses bras, les yeux fermés et souriant. Il s'était contenté de cette phrase. Nathalie avait compris que c'était une bonne nouvelle, mais laquelle ? Ils avaient déjà eu les résultats pour leurs études... alors que pouvait bien être cette bonne nouvelle ?

-je... j'ai le premier prix.
-c'est magnifique Hendy !
-et regardes : deux billets d'avion pour Paris !
-tu... tu veux dire que l'on part plus tôt que prévu !?
-prépares tes bagages, nous nous envolons la semaine prochaine !
-pour la remise des prix ?! Mais après que feront nous là-bas ? Il est déjà si tôt.
-Nous y allons d'abord pour la remise de mon prix, puis nous nous installerons plus tôt.

Cette fois, ce fût Nathalie qui serra Hendy dans ses bras. Joie et émotion. Quiconque fait pleurer une femme ne mérite pas de vivre. Mais ici, ce n'est pas le cas. Des larmes de joies. Un bonheur bien difficile à comprendre pour les sans coeurs ou ceux qui n'ont pas vécu suffisamment longtemps. Nathalie était profondément émue et heureuse de voir que le futur de Hendy était enfin éclairci. Le sien l'était déjà mais elle se faisait du souci pour Hendy qui n'avais nulle part où atterrir. Prendre un avion est bien, faudrait-il encore atterrir quelque part, mais aussi, là où on le veut vraiment.

-Justice t'es enfin rendue mon Prince. Lui dit-elle, les yeux encore larmoyants.
-pourquoi t'exprimes-tu ainsi ? Je ne suis pas un Prince, je suis un poète et puis je suis moche.
-pour une fois dans ta vie, cesse de te rabaisser... ne gâches pas ce moment de bonheur... tu as toujours été mon Prince, mais tu as toujours refusé toute flatterie et tout honneur sous prétexte d'humilité et de vérité ! Je n'ai que faire de la vérité et de l'humilité, tu comptes beaucoup pour moi, tu es mon dévot selon tes mots, tu es mon poète selon tes mots, mais selon mes mots, à moi, tu es mon Prince, compris !?
-oui...
-alors maintenant, qui que tu sois, soumets-toi à mon apophtegme de bonheur et d'amour... dit-elle en approchant son visage de celui de l'écrivain.

Après l'effort, le réconfort certains seraient tentés de dire... mais une pluie salvatrice après une journée fiévreuse en ce bas monde, il n'y a pas mieux pour des problèmes cardiologiques. Quant au domaine neurologique, il n'y avait plus rien à faire, son âme était enfin sauvée. Ils prirent donc l'avion quelques jours après réception du fameux courrier. Hendy était très stressé car il n'avait jamais pris l'avion, il resta collé à Nathalie durant tout le vol mais pas pour les mêmes raisons... il dormait ! Lorsqu'ils arrivèrent à Paris ils furent étrangement accueilli par un chauffeur qu'ils n'avaient pas demandé. Celui-ci s'était contenté de demander confirmation de l'identité de chacun des protagonistes puis les informa qu'il les déposait à un hôtel où leur chambre avait été réservée. Mais par qui ? Ils avaient été en effet invités pour la remise du prix, mais jamais il n'avait été question qu'une chambre leur avait été réservée. Cependant ils demandèrent de s'arrêter dans un café à la demande de Hendy.

-ça va Hendy ?
-huh ? oui-oui...
-tu as bon goût, ce café est bien fréquenté.
-tu me l'avais conseillé dans l'avion, donc j'ai demandé...
-quelle est cette chanson dont tu m'avais parlé à propos de Paris ?
-une chanson ? Eh bien... nous en reparlerons lorsque nous serons à l'hôtel.
-tu as fini ? Moi oui, alors allons-y... sauf si tu as prévu que nous nous arrêtions quelque part.
-nulle part. Je suis fatigué, je l'ai seulement demandé par caprice... prendre un peu de temps avant de venir à l'hôtel.

Ils retournèrent donc à la voiture où le chauffeur les avait attendu patiemment. Cependant il ne leur révéla toujours rien. Qui était ce chauffeur qui acceptait de les conduire où ils le désiraient ? Qui était son employeur ? Ce mystère hanta Hendy jusqu'à l'arrivée de l'hôtel jusqu'à ce que le maitre d'hôtel les accueillit chaleureusement, les informant qu'ils les attendaient impatiemment et que leur chambre était prête... arrivés dans la chambre, Hendy sortit son ordinateur portable pour faire écouter la fameuse chanson à Nathalie... épuisé il s'abandonna au sommeil sur le lit tandis que Nathalie écoutait la musique tout en caressant les cheveux de Hendy.

Bells of Paris
You steal my heart away
Bells of Paris
Remembering that day
Bells of Paris
When I met you on the Champs-Elyseés in that old café

Bells of Paris
Coming up to me
Bells of Paris
Like a fantasy
Bells of Paris
I met you in the Paris lights
And I felt allright

Dans un pays jamais visité, où un chauffeur leur était dévoué, où un prix les attendait, tout commençait bien... que leur réservait l'avenir ? Déception ? Espoir ? Désespoir ? Surprises ? Pourquoi se soucier de l'avenir quand on ne sait rien de lui... autant laisser les évènements arriver et accepter ce que le ciel veut bien nous offrir.

Fin de l'épisode 10
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Re: ma passion c'est d'écrire^^

Message  ssou le Mer 24 Mar - 11:14

merci, la suite va être intéressante Smile
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Re: ma passion c'est d'écrire^^

Message  Kyosuke Hendy le Mer 24 Mar - 11:18

As Much I Love You

Épisode 11

Récompense

Alors que l'hiver a déjà envahi la Réunion et provoqué toutes sortes de maladies et d'allergies, l'été fatigant et asphyxiant était proposé en France. Ce fût certainement pour cette raison que Hendy s'était endormi si vite, un voyage de plus de dix heures et une promenade sous de fortes températures, après l'effort le réconfort.
Le lendemain, les deux cavaliers se réveillèrent donc assez tardivement, vers les 8 heures. Ils furent invités à prendre le petit déjeuner dans le restaurant de l'hôtel et il leur fût même refusé de payer selon le motif que quelqu'un s'en était déjà soucié, mais qui ? Tout a fait, car il ne faut pas oublier que d'abord leur réservation pour l'hôtel avait été faite par un inconnu puis qu'ils avaient un chauffeur à leur disposition, que se passait-il donc dans ce pays où pourtant les augures sont le plus souvent funeste ? Funeste, comme l'inégalité sociale ou les délocalisations... d'ailleurs, d'une certaine façon, il y a une délocalisation de beaucoup d'étudiants réunionnais vers la France, on ne se pose même pas la question de "pourquoi" d'ailleurs.

-c'est quand même bizarre, non ?
-oui, je pense que nous le saurons plus tard.
-tu penses que notre bienfaiteur se trouve là-bas ?
-c'est l'hypothèse la plus plausible, sinon que ferions-nous ici ?
-beaucoup de choses... le ciel aurait pris règne et tout rendu gratuit.
-je suis séduit par cette idée, pourtant cette phrase cache beaucoup d'intentions.
-bien sûr que j'ai beaucoup d'intentions, nous ne sommes arrivés qu'hier et n'avons pu rien faire.
-je vois. Pourtant, nous sommes allés dans un café, non ?
-ciel, cette nuit ne t'a pas été suffisante. Où est mon Hendy ?
-ici présent. Je t'ai compris, pour être honnête, je ne m'attendais pas à être autant fatigué.
-aurais-tu donc des projets pour nous ? J'aimerais tant te faire visiter Paris et certains endroits.
-veuillez m'excuser de mon intrusion, mais êtes-vous prêts à partir ? Demanda le Chauffeur.
-oh, bonjour. Eh bien, nous sommes déjà habillés et avons terminé notre petit déjeuner.
-veuillez donc me suivre, je vous prie.
-bien.

Hendy prit la main de Nathalie et la fit entrer dans la voiture, puis il reposa sa tête contre son épaule.

-cela devrait être mon rôle.
-je n'ai pas assez dormi, pardon.
-alors promets-moi une nuit romantique.
-il en sera ainsi. Pardon chauffeur, mais pourrais-je vous poser une question ?
-oui Monsieur ?
-il a dit monsieur, dit Hendy qui s'en était senti irrité. Eh bien j'aimerais savoir qui est notre bienfaiteur.
-même si je vous disais son nom, il ne vous dirait rien, vous le saurez en temps et en heure, rassurez-vous.
-j'en déduis qu'il nous attend là où vous êtes censés nous emmener.
-Au palais de Versailles, Monsieur.
-comment ? Mais je dois me présenter aujourd'hui pour recevoir un prix littéraire !?
-je confirme, c'est là qu'aura lieu la remise des prix, votre bienfaiteur a des relations vous savez.
-certes, mais il me fait peur quand même, avoir assez d'influence pour déplacer le lieu de remise de prix mais dans un tel lieu en plus...
-tu devrais t'en voir flatté.

Hendy s'enferma dans un silence tranquille et dormit sur l'épaule de Nathalie. Ils arrivèrent enfin au Palais de Versailles. Mais aucun bienfaiteur ne se présenta à eux. Hendy reçut le prix, tout cela en étant intimidé, il ne savait pas comment réagir. Il y avait même la présence des médias, mais il réussit à les éviter habilement. Cependant, alors qu'il tentait de se sauver du palais avec Nathalie, ils furent arrêtés dans leur élan par un vieil homme qui leur fit face. Il devait être au delà de la soixantaine mais demeurait assez jeune malgré tout.

-eh bien mon cher invité, j'espère que vous avez fait bon voyage.
-euh, oui nous avons fait bon voyage merci... c'est donc vous qui...
-allons dans des lieux plus confortables, je nous ai fait réserver une salle pour notre affaire.
-bien... mais... vous êtes si généreux alors que je vous suis inconnu et vice-versa...
-asseyez-vous je vous prie.
-euh... oui... merci...

Nathalie sentant la nervosité et la gène de l'écrivain, apporta sa présence de par sa main tenant celle de Hendy.

-Je vois... bien que votre roman parle d'une certaine Minoutchka, cette jeune fille ne lui ressemble pas beaucoup mais joue le même rôle qu'elle à ce que je vois.
-si vous voulez... attendez, vous avez lu mon livre ?
-en effet, je fais parti du jury... ou plutôt, j'en faisais parti, c'était la dernière fois.
-mais alors ?
-rassurez-vous, il n'y a pas eu de "pistonnage" si c'est à quoi vous pensez. J'ai de l'influence, mais je ne l'utilise pas pour des choses aussi sérieuses et respectables. C'est grâce à votre livre que j'ai été tenté de vous subventionner.
-c'est-à-dire ?
-j'ai compris quel genre de vie vous vouliez avoir. Et hélas, seul l'argent peut vous le permettre, bien que vous le détestiez, moi aussi d'ailleurs... je me fais vieux et n'ai pas d'héritier, je préférais que ma fortune finisse en de modestes mains plutôt que de finir aux mains d'un homme d'affaires.
-c'est très généreux de votre part.
-ainsi, je vous propose de vous céder les deux tiers de ma fortune afin que vous puissiez écrire autant que vous le voudrez, quand vous le voudrez, mais aussi avoir accès aux connaissances que vous désirez et pas celles qui vous sont imposées.
-en effet, vous avez tout compris en ce qui concerne certains de mes désirs dans le roman.
-cette oeuvre concerne aussi cette jeune fille qui vous est si proche. Vivre humblement et dans le confort n'est pas indécent malgré le malheur de certains.
-mais vous ?
-je vais être honnête, je suis atteint d'un cancer, il ne me reste que peu à vivre... si cet argent et ce patrimoine doivent être cédés, je préfère que cela soit en les mains d'un jeune homme qui aime la nature, sa bien-aimée et qui plus est, est un homme simple sans désirs malsains. Vous me rappelez ce cher Krishnamurti...
-vous l'avez connu ?
-oui, j'ai eu cette chance... je lui avais même proposé de lui céder de l'argent, mais il ne m'a permis que de continuer de subventionner quelques unes de ses écoles.
-j'accepte votre offre, à la seule condition que ces subventions scolaires continuent.
-je l'avais déjà prévu, rassurez-vous. Ma fortune et mon patrimoine sont immenses, vous pourrez vendre ce que vous voudrez... le bonheur de jeunes enfants est plus important que quelques biens, n'est-ce pas ?
-oui.
-je vais cesser de vous importuner. Pour ce qui est de la paperasse, nous en reparlerons plus tard, voici une enveloppe qui vous permettra de vous débrouiller quelques semaines... cependant, concernant vos études ?
-pour être honnête... je vais renoncer à l'université, mais je ne renonce pas à l'éducation. Je le ferai à la maison, à ma façon, à mon rythme...
-qui est très rapide d'ailleurs, tu étais toujours le premier à avoir fini. Sourit Nathalie.
-euh... mais toi Nathalie ?
-tes plans ne me déplaisent pas.
-alors tout est réglé... mais j'ignore toujours votre identité monsieur.
-Paulo Salieri.
-italien ?
-oui, jeune homme.
-eh bien... concernant les papiers...
-cette enveloppe est généreuse vous savez. Un petit voyage vous serait agréable vous savez, les papiers peuvent attendre, vous vous en occuperez à votre retour.
-déjà ?
-je vous comprends. Votre univers est bouleversé en ce moment, vous ne savez plus où vous situer. Restez le temps que vous voudrez avant de voyager, c'est à vous de décider, pour le moment je vous salue, nous nous reverrons un autre jour, au revoir.
-au revoir, Monsieur Salieri.

Le couple fût reconduit à leur hôtel dans une atmosphère bien silencieuse. Entre une symphonie de Brahms et certains titres de Eminem, les rythmes sont bien différents, et pourtant, c'était le rythme qu'avait pris la vie du couple. Hendy était tout déboussolé alors que Nathalie s'était complètement effacée ou presque depuis leur arrivée en France.

-Hendy... alors tu avais vraiment l'intention de vivre avec moi, pensa Nathalie.
-Oh, c'est vrai ! J'ai complètement oublié de regarder le contenu de nos revenus.
-cela se voit que tu n'as pas l'habitude de gérer les finances, tu ne t'es même pas pressé !
-bien sûr que j'ai l'habitude ! Mais c'est juste que... bon, voyons voir la somme qui nous est donnée...

Nathalie savait que Hendy détestait l'argent et encore plus le matérialisme, elle évita donc de regarder avec lui et s'occuper sur l'ordinateur du poète. Alors qu'il venait d'être récompensé pour son roman, il en avait déjà commencé un autre. La grande nouveauté fût que cette fois-ci, il n'y eût pas question de vrai ou faux personnage principal, d'ailleurs elle se surprit de voir que le personnage principal était féminin.

-par les sales culottes de Mc Gregor ! J'hallucine ou quoi !?
-que se passe t-il Hendy ? Cet homme t-aurait-il raconté des mensonges ?
-de quoi tu parles ? Regardes moi ces billets ! Au début quand j'ai vu que l'enveloppe était enflée je croyais que c'était parce que c'était des billets de vingt, voire de cinquante !
-des billets de cent ?
-pire ! Des billets de cinq cents !
-mais alors ? C'est pour cela qu'il nous avait dit que nous serions tranquilles pour des semaines...
-he's insane ! Il y en a pour plus de trente mille euros !?
-calmes-toi Hendy, ce n'est que de l'argent, deviendrais-tu corrompu ?
-pas du tout Nathalie. C'est juste que... c'est trop irréaliste ! Il est fou !
-Hendy ?
-euh, oui ?
-tais-toi. Dit-elle en le prenant dans ses bras.

Elle avait mis la "Symphony No.3 Poco Allegretto" de Brahms, musique qui apportait la paix aux moeurs en tous temps...

-tu dois avoir confiance au destin, Hendy. Il l'a fait car il avait foi en toi... maintenant que nous sommes en Europe, nous pourrons voyager, avoir tous les livres, musiques et autres que nous ne pouvions avoir dans cette île isolée aux fins fonds des océans...
-certes, mais c'est quand je suis auprès de toi que je suis heureux.
-tais ton amour orgueilleux... tu as besoin d'évoluer, ainsi, c'est à cela que cet argent te servira... voyager et trouver tout ce qui t'aidera... moi... je serais à tes côtés...
-et tu préserveras tes talents de dessinatrice...
-tu...
-aurais-tu oublié ? Avec tes notes de littérature il y avait un papillon qui était dessiné... quelqu'un qui est capable de dessiner un papillon, symbole de l'espoir, aussi purement, ne peut se contenter d'aussi peu...
-je n'ai pas l'intention de faire les beaux arts... je ferai comme toi... et nous nous aiderons des connaissances de notre nouvel ami.
-alors tout est réglé... eh bien... tu sais...
-hum ? Quoi donc Hendy ? Dis-moi tout.
-j'avais prévu de te faire une surprise à l'université... après des mois, j'aurais pu économiser suffisamment pour Noël, mais désormais, nous avons une telle somme en nos mains et notre cher italien nous a donné des "vacances"...
-abrèges Hendy ! Tu parles trop ! Révèles-moi donc tes pensées.
-Je t'avais parlé de la Roumanie, n'est-ce pas ? Nous pourrions y voyager, c'est un beau pays...
-Bucarest... cette ville t'a définitivement séduite.
-cela ne te plait pas ?
-si si, après tout, c'est l'inconnu qui nous intéresse.
-cependant, je me dois saluer quelque chose qui ne m'est pas inconnu, Dit Hendy en reprenant Nathalie dans ses bras.
-qui donc ?
-ces lèvres par lesquelles passent ta voix, dit Hendy en fermant son regard mais aussi ses lèvres sur celles de son poème.

L'Amour... il n'a jamais été ce que prétend ni les livres, ni les médias... mohabbat is just the joy of existence... la joie d'exister qui est en nous tous... mais cachée si subtilement chez certains et qui peine tant à s'exprimer alors qu'elle est si immense, cette joie. Une joie bien supérieure à celle de la vue d'un jardin après l'aube, alors que le soleil se levait sur un jardin béni par la pluie pendant la nuit, de ces gouttelettes d'eau qui demeuraient encore sur les fleurs, comme de l'argent brillant qui les aurait ornées... De ces rayons solaires presque aveuglants, mais si doux en hiver et appréciables dans les clairières... tandis que dans les rivières, le soleil n'était que l'augure du temps qui passait, ceux qui s'y reposaient s'en moquaient presque...
Ces bras et ces mains n'étaient positionnés que décemment, dans le dos, le cou et les cheveux, comme si cette étreinte respectueuse voulait protéger le poème de toute offense ou de toute blessure... la tendresse n'est que l'expression de l'affection, elle peut se dessiner de tant de façons... un mot écrit sur une feuille... une caresse... un baiser... un regard... une présence agréable auprès de soi...
Ils étaient allongés tout les deux sur le lit, face à face, Hendy passait inlassablement son index sur les doigts de Nathalie mais dans un rythme très doux et apaisant.

-quand irons-nous en Roumanie ?
-que dirais-tu de deux ou trois jours ?
-cela me va, après tout, c'est en France que nous reviendrons.
-Nathalie... je t'offre le choix de choisir notre paradis définitif, le veux-tu ?
-je te le dirais quand nous reviendrons de Roumanie, nous avons tout notre temps.
-très bien... alors que faisons-nous aujourd'hui ? Promenade ? Tourisme ? Boutiques ?
-boutiques, que tu es amusant... nous pourrions rester ici, parler un peu, écouter de la musique, danser... nous avons tout ici, non ?
-discuter avec toi... ce sera avec le plus grand des plaisirs... après tout, ta voix m'est si agréable que c'est par ta musique que je veux être bercé.
-par quoi pourrions nous commencer ?
-canta per me il inno dell' amorre.

Un sourire se dessina en cette fin d'après-midi pluvieux.

Dilette del cor mio,
A noi si schiude il ciel...
Tempra il violino e canta
Il inno dell' amorre...
O felice, tu anima mia
Canta addagio...


Fin de l'épisode 11
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Re: ma passion c'est d'écrire^^

Message  Kyosuke Hendy le Mar 13 Avr - 12:59

up ? lol!
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Re: ma passion c'est d'écrire^^

Message  ssou le Mar 13 Avr - 18:03

mdr (je suis le vent) lol!
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Re: ma passion c'est d'écrire^^

Message  Kyosuke Hendy le Mar 13 Avr - 19:41

je vois^^ je mets la suite ou pas ?
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Re: ma passion c'est d'écrire^^

Message  ssou le Ven 16 Avr - 17:54

moi j'veux bien ^^ mais quand tu as le temps ne te le donne pas comme prorité ^^
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Re: ma passion c'est d'écrire^^

Message  Kyosuke Hendy le Ven 16 Avr - 18:05

bof, ça fait presque un an que j'ai fini d'écrire cette histoire^^

Chapitre 12

Voyage

Les températures sont ce qu'elles sont, tandis que nos jeunes amis s'en vont là où elles seront plus douces. Quitter la France en ces temps de troubles, surtout avec un projet de loi indécent d'un point de vue logique, il vaut mieux donner du temps au temps comme dirait un certain François. Nos jeunes amis eurent le temps de faire le tour de la Roumanie et de voir tous ses beaux paysages. Cependant, Hendy voulut rester plus longtemps et ils séjournèrent donc à Bucarest.

-C'est une très belle ville.
-N'est-ce pas ? Je suis content...
-qui ne le serait pas ? Ensemble et...
-non, tu ne m'as pas compris jeune fille.
-oh, alors quel secret va me dire mon amant ?
-oui, secret... nos noces auront lieu dans cette capitale.
-tu... tu plaisantes Hendy... c'est sérieux... je veux dire que...
-tu te le demandais déjà lorsque nous étions à Paris, non ? Avoues-le.
-oui... il avait l'air de... mais je veux dire... tu es sûr que c'est avec moi que tu...
-avec qui d'autre voudrais-tu que je vive ? C'est à toi que je donne mes baisers, personne d'autre.

Sous cette terrasse de café, en plein milieu de la capitale roumaine, Nathalie avait enfin sa confirmation. Elle n'avait pourtant jamais douté de l'amour de Hendy, mais Hendy était un homme de mots et tant qu'il ne le disait ni ne l'écrivait, personne n'était sûr de rien. Pourquoi ? Hendy était connu pour être capable du meilleur comme du pire, cependant, concernant les sentiments, nul n'était capable de dire comment il était puisque Nathalie était la première à le "connaitre".

-merci, Hendy.
-merci ? Amusant.
-je ne plaisante pas Hendy.
-pourquoi t'aurais-je emmené en France ?
-tu penses que cela aurait été suffisamment clair ainsi ?
-d'accord... un poète est toujours fidèle à son poème, non ?
-idiot, lui sourit-elle. Je pensais que j'étais une déesse, cher dévot.
-oh ? Pourtant, l'autre jour tu as dis que j'étais ton Prince, donc tu es ma Princesse.
-voilà qui est plus intéressant... avec notre nouvelle vie, nous le sommes un peu je pense.
-peut être... mais qu'elle est donc cette surprise que tu voulais me faire Nathalie, je n'ai toujours rien vu.
-je n'ai pas oublié ne t'en fais pas. Je te demanderai une seule chose, attends moi au Parc de Charles I, sous un arbre.
-lui aussi t'a plu à ce que je vois... en effet, l'un des plus beaux endroits de cette chère ville de Bucarest qui m'est devenu chère.

Nathalie répondit d'un clin d'oeil qui laissa Hendy au dépourvu et se dirigea vers leur hôtel. Hendy se mit donc à marcher en direction du délicat endroit. Il pouvait enfin respirer l'air frais et apprécier un paysage qui lui sied si bien tout en étant au beau milieu d'une ville qui ne cessait de se modernisait mais qui avait un profond respect de la nature. Après avoir traversé le pont, il retrouva l'arbre où ils s'étaient arrêtés auparavant et s'y endormit paisiblement en regardant l'eau.

Soudain, le silence se dispersa, les pieds nus d'une jeune fille frôlaient l'herbe à présent mais les pas ne purent être entendus puisque c'était une mélodie de violon qui dominait. Hendy qui reconnut aussitôt la musique se réveilla et tenta de voir d'où venait la musique. Il vit alors Nathalie se diriger vers lui tout en jouant du violon ! Elle jouait la fameuse Fugata de Piazzolla, morceau que Hendy affectionnait beaucoup. Elle s'arrêta de jouer face au spectateur, puis posa son violon à sa droite, ensuite elle s'accroupit sur Hendy qui était assis.

-la voici ma surprise, tendre poète princier. Chuchota t-elle à peine avant de l'embrasser.

Le baiser dura quelques bonnes strophes et le retour à la réalité ne pût se faire car leurs visages restèrent près d'eux. Ils se dévoraient du regard avec appétit, patientant ardemment que l'autre dise quelque chose.

-Malicieuse, ainsi tu jouais du violon.
-tu le souhaitais, non ? Que j'aie mes propres secrets.
-quel délicieux secret tu m'as offert aujourd'hui chère amie.
-certes, mais ce que je voudrais c'est... mais que fais-tu Hendy ?

De nouveau assis, il avait fait allonger Nathalie et caressait son visage et ses cheveux. Elle revit alors à nouveau le vrai sourire de Hendy, la première fois qu'il l'avait vu, c'était à Paris. Mais ce sourire là était plus pur, plus lumineux.

-pourquoi tu te tais ? J'aime ta voix...
-je me sens si bien dans tes bras, presque bercée.
-oui mais tu n'as pas intérêt à dormir, ce n'est pas l'heure.
-et si j'en avais envie ? Je fais ce que je veux, je ne suis pas encore ta femme.
-oh ? Tu le prends ainsi ? Alors par ce baiser, nous serons mari et épouse pour l'éternité.

Il pencha son visage vers celui de Nathalie et l'embrassa tendrement puis passionnément comme il en avait pris l'habitude. Plusieurs hémisphères de chevelures passèrent entre les mains du poète tandis que celui-ci écrivait des vers dans ses vagues mais aussi sur les lèvres de la violoniste. Nathalie était heureuse, le Hendy qui l'embrassait était en sécurité à présent et elle était là, la seule femme dont il aurait besoin.

-tu es toujours passionné à ce que je vois.
-tu es ma passion, comment ne le pourrais-je pas ?
-et tu continues de me caresser les cheveux... tes mains sont si douces...
-ces mains ont encore beaucoup de surprises à t'offrir, mais ce sera pour notre retour.
-qu'insinues-tu ? Deviendrais-tu libertin ? Tu as beau être mon mari à présent, cela ne me plait pas.
-oh ? Tu es mon épouse depuis à peines quelques instants et tu es déjà méfiante, je veux un avocat, s'il te plait.
-je plaisantais, je te connais après tout, jamais tu ne serais capable d'indécence à mon égard mais je veux savoir.
-si je te le disais, ce ne serait plus une surprise. Avant de manger le dessert, il faut consommer le repas d'abord, n'est-ce pas ?
-bien... tu as mon accord... il se fait tard... mais je voudrais te jouer quelque chose avant que nous ne rentrions, cela ne te fait rien ?
-j'aime tout ce qui vient de toi tu sais... ta voix, tout m'est agréable... ton violon aussi... alors fais-le moi écouter, envoûtante violoniste.

Passion, qui pourrait dire clairement ce que cela signifie ? "Passum" ? La souffrance ? Le fait de s'être languit de l'être aimé et d'être ensuite consumé par ce sentiment ? Mais cerveau qu'est le nôtre le comprendrait-il vraiment, piégé par le piège des sens ? Ou l'expression encore de "mon coeur est tien" ? La fidélité qui est pourtant une vertu est victime du scepticisme et de la polémique du fait que nous sommes des animaux. Nous nous voyons souvent comme spirituels mais nous sommes avant tout animaux, dommage que l'on s'en souvienne pour douter de la fidélité. Peut être car certains, très nombreux, ne savent pas et sont très loin de savoir ce qu'est l'amour... le sais-je ? Vous le saurez bien assez tôt si je le sais...

A thousand years - Sting

En cette fin d'après-midi, un piano n'aurait pas été de trop mais le violon était déjà bien suffisant. Le soleil était couchant et cette rivière ou plutôt ce fleuve reflétait l'astre si bien... Les arbres incarnaient une ataraxie verdoyante parfaite, tandis que nul n'osait troubler la tranquillité des lieux, même le violon finit par se taire. La violoniste se reposa une dernière fois dans les bras de son cavalier avant de partir quelques chapitres plus tard. Cependant, au moment de partir, la pluie se mit à tomber...

I dream of rain {yele e yele} [ husain wah^]
I dream of gardens in the desert sand [hus...ain wah ]


-tu sais ce que cela signifie ?
-c'est toi qui communique avec la pluie.
-c'est définitivement un jour de bon augure.
-je ne te savais pas aussi superstitieux Hendy.
-ce n'est pas de la superstition, la pluie est fidèle.
-fidèle ? Tu me fais sourire, dis-moi en quoi elle l'est ?
-elle a toujours été là quand j'avais besoin d'elle, tout comme toi.
-et maintenant, que comptes-tu faire si nous sommes bien un jour de bon augure ?
-la pluie apparait essentiellement pour m'apporter la joie mais aussi me confirmer des choses...

Alors qu'ils étaient sous la pluie, Hendy fit arrêter leur marche et embrassa Nathalie bien qu'ils étaient en train de se tremper. Bien que ses yeux étaient fermés, elle devina aisément que Hendy l'embrassait en souriant, même ses mains étaient devenues plus chaudes et aimantes, recoiffant et caressant les cheveux de la douce aimée.

-malicieux poète... nous devrions rentrer.
-ne t'en fais pas, c'est la vraie pluie, mais rentrons.
-la vraie pluie ? En quoi pourrais-tu savoir qu'elle l'est ?
-par la façon dont elle est, par la température et par mon sixième sens...
-quel est donc ce sixième sens ?
-sentir la joie, la bonne santé, l'harmonie la plus totale...
-qu'il est bon de te voir ainsi... depuis que nous avons quitté la Réunion...
-je sais... tu me vois de plus en plus tel que je le suis réellement, je n'ai plus de masque.

Ils rentrèrent à l'hôtel et se séchèrent rapidement et mirent des vêtements secs et chauds. Nathalie portait la robe de chambre à tendance japonaise que lui avait offert Hendy, peu avant leur départ pour la Roumanie. Hendy s'était contenté d'un short et d'une chemise...

-tiens donc ? En quel honneur portes-tu ce bel habit ?
-voyons cher Hendy, pour notre nuit de noces, cette nuit...
-euh mais... je... et si d'abord nous faisions venir notre dîner ?
-comme tu le voudras. Je vais nous le faire commander, attends-moi.

Hendy en profita pour se précipiter vers sa valise et mettre de bien meilleurs vêtements. Il se saisit de son pantalon noir et de sa chemise blanche en soie, puis se faufila dans la salle de bain pour se coiffer et revint enfin dans leur chambre pour s'asseoir à leur petite table. Nathalie revint et eût légèrement envie de se moquer de son mari.

-ce n'était pas la peine tu sais, lui sourit-elle malicieusement.
-j'avais l'air d'un sans domicile fixe comparé à ton élégance, malicieuse !
-être malicieuse n'est pas un défaut pourtant... tiens c'est arrivé... je reviens.

C'était pourtant le devoir de Hendy, mais Nathalie s'était pressée d'aller chercher leur dîner. Quelle fût la surprise de celui-ci quand il vit qu'il n'y avait qu'une assiette de spaghettis !

-notre soirée va enfin pouvoir commencer. Annonça Nathalie.

Après avoir mangé dans la même assiette et terminé sur la même spaghetti, Hendy proposa à Nathalie de lire cette chanson qu'il avait recomposé à partir de celle de Dieter Bohlen :

The night is yours, the night is mine
I beg you Lady, take your time
It's like paradise, see your magic eyes
Feel the need in me
The night is yours, the night is mine
I beg your Lady, take your time
Heaven in your eyes, takes me to the sky
I'm in love with you

Love takes time, it's hard to find - that's true
Not a game you play - a night or two
Take my heart, let's make it real tonight
We'll be dancing to the pale moonlight
Your dreams are real today
And now you gonna stay

The night is yours, the night is mine
I beg you maiden, take my hand
It's like paradise, see your magic eyes
Feel your love in me
The night is yours, the night is mine
I beg you maiden, dance with me
Heaven in your eyes, takes me to the sky
I wanna dance with you

I will try to make your dreams come true
Trust me Lady, nothing else will do
There's no need for you to be so cool
Love takes time just like the golden rule
Your dreams are real today
And now there gonna stay

The night is yours, the night is mine
I beg you lady, take my heart
It's like paradise, see your magic eyes
Feel my love for you
This night is yours, this night is mine
I beg you lady, please kiss me
Passion in your eyes, feels me kissing you
I wanna live with you

Nat', when I see you smile
Imaginations running wild
Love makes me feel allright
Help me through the night
Sometimes you're weak
Sometimes you're wild
You're a woman
You're a child
Love makes me feel allright, tonight

The sky is yours, the sky is mine
I beg you goddess, grab my soul
You're my paradise, see your lovely eyes,
Devotion for you
This life is yours and may be mine
I beg you Princess, take my heart
Heaven in your eyes, send me paradise
As much I love you

The night is yours, the night is mine
I beg you Lady, heal my heart
It's like paradise, see your magic eyes
Feel the need in me...


-elle est très jolie mais...
-elle ne te plait pas, il y a...
-non, c'est juste que maintenant...
-euh oui ?
-notre nuit de noce commence, dit-elle en commençant à enlever sa robe de chambre tout en embrassant Hendy pour le faire taire et l'empêcher de faire quoi que ce soit.

En cette nuit pluvieuse certaines passions féminines s'affirment de plus en plus envers celui qui a écrit leurs vers, que la pluie est une bien douce berceuse en ce début de soirée... Dommage qu'ils doivent revenir en France... mais cela, vous le saurez plus tard...

Fin du chapitre 12


Dernière édition par Kyosuke Hendy le Jeu 22 Avr - 21:36, édité 1 fois
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Re: ma passion c'est d'écrire^^

Message  ssou le Jeu 22 Avr - 21:29

MERCI ^^ Very Happy
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Re: ma passion c'est d'écrire^^

Message  Kyosuke Hendy le Jeu 22 Avr - 21:39

you're welcome^^


As Much I Love You

Episode 13

Love and peace



L'été est encore, mais que pourraient penser nos amis réunionnais ? Leur hiver est le plus doux au monde, et d'un air sarcastique et ironique ils se vanteraient de posséder un été quasiment éternel, le réchauffement climatique n'est "rien" pour eux, puisqu'ils ont déjà l'habitude de la chaleur, mais ont-il l'habitude de la paix ?

Un jour, il faut bien rentrer chez soi. Ce n'est donc pas sans regrets que le couple quitta la Roumanie pour revenir en France. Leur nouvel ami les attendait dans un château bien caché en pleine nature dans la France "profonde" dirons-nous. Pourtant, beaucoup de choses allaient changer encore.

-Nathalie ? Tu dors ?
-hum ? Non, pourquoi ?
-je voudrais que cet argent te serve aussi pour que tu puisses te produire dans le monde.
-de quoi parles-tu donc Hendy ?
-de ton violon. Avec tout cet argent, tu pourrais aller dans un conservatoire et affiner encore plus ton violon.
-mais cela me tiendra loin de toi Hendy.
-ne dis donc pas de bêtises. Nous aurons un foyer dans les quatre vents, donc je ne serais jamais bien loin de toi...
-en fait... j'allais te le proposer... j'hésitais... mais comme d'habitude... la vie est si simple à tes côtés.
-après tout, nous autres écrivains ne sommes rien sans nos amis violonistes... nous n'aurions rien à dire.

Sur cette parole, ils se rendormirent. Un long voyage les attendait encore, descendre de l'avion puis faire des chapitres et des chapitres de routes digne d'un volume d'un certain sorcier qui est peut être best-seller mais sans réelle qualité littéraire. Lorsqu'ils furent enfin arrivés ils furent surpris par l'étendue de la propriété, cachée encore par un immense portail. Le château devait bien posséder quelques centaines de chambres, mais l'endroit était fort beau entouré de toute cette verdure, au beau milieu d'une forêt. Arbres et fleurs étaient à perte de vue, tout était idéalement aménagé pour être en harmonie avec le château. Ils furent accueillis par un maitre d'hôtel qui leur demanda de patienter dans le salon car leur hôte était encore dans le monde des rêves.

-il a de l'humour... un salon... on croirait plus une salle de bal !
-tu as vu les lustres ? Tout comme toi, il a l'air d'aimer tout ce qui est lumineux.
-tu as vu les étagères là-bas ? Tant de livres... je suis sûr qu'il y en a plus que dans tous les lycées que j'ai fréquenté !
-tu en as fréquenté tellement aussi ! Tu vas t'ennuyer maintenant que tu vas enfin t'installer et fréquenter la constance du quotidien.
-l'ennui ? Tu dois être encore être mal réveillée pour t'exprimer ainsi... comment s'ennuyer avec moi, celui qui est capable de tout ?
-alors prouves-le moi.
-facile, constates ton péché.

Hendy s'approcha lentement de Nathalie et se préparait à voler un baiser habilement.

-que fais-tu ?
-te prouver ma valeur.
-la prochaine fois, voles, ne marches pas.

Hendy acquiesça et lui sourit malicieusement mais reprit un visage innocent et reprit son chemin vers les lèvres de Nathalie.

-je ne voudrais surtout pas vous empêcher de vous abreuver de votre source de jouvence.
-oh ! Monsieur Salieri, Bonjour ! Je... on nous avait dit que vous dormiez, donc nous regardions...
-ne soyez pas gêné voyons mon jeune ami. J'espère que la route ne vous a pas trop épuisé ?
-nous avons dormi durant toute la journée, donc c'est à peine si nous nous réveillons vous savez.
-bien bien... vous pouvez vous reposer ici aussi longtemps que vous voudrez, vous avez le temps après tout désormais.
-et votre santé ?
-bien mademoiselle, bien.
-voilà une nouvelle qui me rassure.
-certes, mais vous le savez tout comme moi non ?
-oui... et même très bien placé pour le savoir hélas...
-asseyez-vous voyons. J'ai tout fait faire dans ce dossier, une seule signature suffira.
-Nathalie peut-elle signer ?

L'italien regarda Hendy un instant puis sourit en direction du couple.

-je vois, c'est officiel maintenant. Mais bien sûr.
-mais Hendy, je...
-je n'aime pas gérer l'argent en fait.
-on le fera ensemble alors... voilà c'est fait.
-à votre tour mon jeune ami, juste à côté.
-d'accord... mais pourriez-vous rester quelques temps avec nous ?
-vous m'invitez alors que c'était mon intention ? Vous êtes bien quelqu'un.
-j'aurais même pu vous proposer de vous offrir de l'eau dans votre propre maison.
-j'apprécie votre humour jeune homme. Oui, vous avez raison, l'eau nous est très précieuse.
-tu recommences ton jeu de langage codé Hendy ?
-avec lui je peux, après tout, il a tout compris de ce que j'ai écrit.
-oh je n'ai pas la prétention d'avoir tout compris, mais l'essentiel je dirais.
-comme vous voudrez... merci pour le thé.
-je vous en prie. Je vais désormais prendre congé, amusez-vous bien.
-là était bien mon intention monsieur Paolo. Reposez-vous bien s'il vous plait.

L'homme d'expérience sourit à cette demande et monta dans sa chambre humblement en ricanant.

-il va bien ?
-disons qu'il est heureux.
-alors, quels sont tes plans ?
-je voulais que l'on se promène, ça te dit ?

Nathalie acquiesça d'un sourire et Hendy prit sa main pour commencer leur marche. Nathalie marchait la tête posée contre l'épaule de Hendy et tous les deux souriaient timidement. Même au coucher du soleil, la splendeur de la beauté de la nature perdurait. Tant de fleurs leur souriaient et tant d'arbres les accueillait de leur venue.

-quel silence, quelle paix.
-oui, ici tout est si tranquille.
-si nos projets sont tels, alors chaque année nous passerons des vacances ici.
-oui, mais même si je devais aller au conservatoire, rien ne nous empêcherait de vivre dans un endroit aussi tranquille qu'ici tu sais.
-oui.
-tu te souviens, dis-moi ?
-pardon ? De quoi donc ?
-ce jour-là, que je te regardais de loin.
-Tu ne rêvais donc pas ? Tu me regardais donc bien...
-je me demandais... comment je pourrais te rendre heureux.
-moi, je m'étais arrêté surpris sentant ton regard, j'ai été repéré aussi, non ?
-oui, tu étais repéré, tellement bien que je crois que tu t'étais arrêté un bon moment pour le constater.
-et aujourd'hui, je peux enfin sentir ta main. Profiter de ton parfum aussi... sans me préoccuper d'un mur ou d'une fenêtre...
-oh la pluie commence à tomber, nous devrions rentrer. Nous allons pouvoir enfin visiter nos cham...

Il l'avait enfin fait. Voler un baiser, telle est la malice d'un bon cavalier. Surprendre et faire taire sa cavalière est tout un art. Attendre qu'elle ait la tête ailleurs, en confiance et profiter du bon moment pour en faire sa victime.

-tu en as pris du temps avant de comprendre.
-mon médecin m'a donné un traitement lent, à lui la faute.
-tu oses faire reposer la faute sur mes épaules ? Je vais te...

Et encore une fois.

-pardon, je n'ai pas compris ce que tu voulais dire. Fit savoir Hendy de toute sa malice.
-je vois que tu y prends goût... c'est donc cela, cette influence que la pluie a sur toi ? Ta vraie personnalité ?
-Ma vraie personnalité ? C'est d'être heureux et de vivre joyeusement durant toute mon existence.. j'ai le droit, non ?
-si tu le veux, mais dis-moi, quel est ce mystère, dont tu me parlais l'autre soir ?
-l'autre soir ? Oh, tu veux dire, quand je critiquais certains professeurs... sais-tu ce qu'est l'amour ?
-c'est ta réponse que je désire.
-la joie d'exister. L'amour, c'est la joie d'exister.
-maintenant, tais-toi et laisse moi te récompenser noble prince.

Alors que la pluie commençait sérieusement à les tremper, Nathalie embrassa fougueusement Hendy en le serrant très fort contre elle. Le bonheur s'était enfin emprise d'elle totalement. Elle donnait beaucoup d'importance à Hendy, mais il avait toujours veillé à mettre Nathalie en valeur, à raison. Une innocente dessinatrice et une somptueuse violoniste... qui était mieux placée pour comprendre Hendy et le rendre heureux qu'elle ? La vraie pluie quand elle tombe, n'est ni chaude ni froide, chaude et froide, mais surtout passionnée elle est. Ce frisson d'amour qu'elle provoque dans le cou et remplit tout le corps d'une énergie sans limites, insoupçonnée. La lumière qu'elle apporte est si douce, d'un doux bleuté mélangé à un blanc et une obscurité effacés, digne d'une palette d'un des meilleurs peintres.

-entrez ! Entrez ! Apportez des serviettes vous autres !

Alors que le couple rentrait en courant, les domestiques de l'hôte se hâtaient à prendre soin d'eux.

-quelle idée de rester sous cette pluie battante ! Vous voulez attraper une pneumonie ?
-je suis un bon gardien de but vous savez, répondit malicieusement Hendy en entrant après Nathalie.
-bien, votre chambre a déjà été préparée, allez vous changer. Nous nous chargeons de préparer votre dîner.
-ils sont rapides dis-donc...
-ils seront bientôt les tiens aussi, donc ils te montrent tout leur zèle.
-c'est appréciable mais montons découvrir notre chambre si tu le veux bien.

Leur chambre était au dernier étage. Le lit était de profil par rapport à la fenêtre. C'était un lit à baldaquin avec des draps, oreillers et rideaux blancs. Ils se changeaient dos à dos, comme si de rien n'était. Mais comme à son habitude, Nathalie mit l'un de ses plus beaux vêtements.

-Nathalie, nous allons seulement dîner.
-certes, mais c'est à tes yeux que je veux plaire.
-tu me plais dans tous les vêtements, dit-il avec désinvolture.
-certes, mais si je ne m'habilles pas ainsi, je ne pourrais pas danser.
-oh, voilà donc tes réelles intentions malicieuse ! Dommage que je sois épuisé.
-nous nous contenterons de ce que nous pourrons faire en conséquence, comptes sur moi.

Hendy détourna le regard d'un air ironique et prit la main de son poème pour la mener dans la salle à manger. Mais malgré ses propos, Hendy ne pouvait détourner son regard de la robe blanche de Nathalie. Juste avant de s'asseoir Hendy chuchota alors à Nathalie :

-si ce n'était pas l'heure du dîner, j'aurais bien voulu embrasser la fille qui porte cette robe.

Il reçut une petite gifle contre son épaule. La coupable souriait d'un sourire timide et malicieux.

-nous voyons donc ton vrai visage, menteur.
-j'ai dit la vérité, nous ne sommes qu'à un dîner.
-vous vous disputez déjà ? Non, restez assis, vous auriez pu commencer avant moi.
-très honnêtement, je n'ai pas très faim je me contenterai de peu, mais je dois attendre Nathalie.
-Vous êtes ici chez vous, faites comme bon vous le plaira. Il y a de tout, n'hésitez pas à demander. Oh et aussi...
-oui ?
-si vous voulez des samoussas, ils ne devraient pas tarder, chuchota leur hôte.
-pourquoi chuchotez vous ?
-par malice mademoiselle, les domestiques sont... paranoïaques vous savez ?

Cela faisait longtemps que Hendy n'avait pu dîner dans une si belle ambiance amicale. Il surprit aussi son hôte en mangeant dans la même assiette que sa tulipe.

-vous êtes vraiment un homme surprenant, Hendy, cela fait vraiment plaisir à voir. En vous voyant, je me dis que je n'en ai pas profité suffisamment.
-ne parlez pas ainsi s'il vous plait, vous vivrez encore un bon moment.
-j'apprécie votre respect jeune homme, mais gardez votre jeunesse pour vous et laissez-moi constater votre bonheur.
-merci.

Ainsi fait, Hendy demanda à Nathalie de monter avec lui dans leur chambre. Il ouvrit la fenêtre puis ils regardèrent ensemble le paysage béni par la pluie.

-Je suis heureux Nathalie.
-...
-oui, je le suis vraiment... à présent... je suis guéri.
-moi aussi je suis heureuse... maintenant que tu peux vivre enfin en paix... à mes côtés...
-j'aurais cependant un dernier désir... avoir un enfant de toi, fille ou garçon, it doesn't matter...
-la joie d'exister... tu t'es enfin décidé à la transmettre... mais c'est toi le semeur mon doux poète.
-bien... un jour... j'enverrais mes respects à celui qui a mis ma tulipe au monde... je t'adore Nathalie...

Dans cette fraicheur chaleureuse douce et romantique, le poème se matérialisa enfin, mains dans les cheveux de l'une et de l'autre, s'embrasser à se consumer, la joie d'exister, l'amour, allait être à nouveau transmis, encore une fois, sur cette terre qui nous est si chère, dans cette vallée de poésie qu'est notre monde...

I still love you
I still want you
A thousand times the mysteries unfold themselves
Like galaxies in my head
On and on the mysteries unwind themselves
Eternities still unsaid
'Til you love me

Truth always win, then love will always win,
'twas always thus and always thus will be.


The end
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Re: ma passion c'est d'écrire^^

Message  CereS le Mar 27 Avr - 16:03

houlaaaaa je suis a la bourre!!!
ca fait des siecle que je suis plus venue Embarassed Embarassed

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Message  LornaT le Mar 27 Avr - 22:00

tu devrais avoir honte CereS! lol

ça fait du bien de te revoir ^^

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Re: ma passion c'est d'écrire^^

Message  Kyosuke Hendy le Jeu 29 Avr - 7:38

Tu as encore le temps de rattraper ton retard^^
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Re: ma passion c'est d'écrire^^

Message  Kyosuke Hendy le Dim 16 Mai - 14:09



Une promenade mystique

Un jour, alors que je me promenais dans une clairière, une amie sommeillant dans le temps apparût à mes côtés. Ma présente existence ne la connaissait pas, mais mon âme si. Par intuition mystique, je l'ai reconnu. Elle prit ma main et nous marchâmes ensemble ainsi. Chaque fois que nous croisions un animal, nous nous arrêtions et lui donnions l'affection qu'il méritait, puis il repartait humblement.

Alors que je demeurais silencieux, préférant ne pas me servir de la parole pour dire des choses inutiles, elle inspira mon mental de manière à ce que je continue à rechercher la plénitude... Puis, nous nous assîmes près de la rivière, elle se mit à chanter... en fait, elle communiquait avec la rivière... aussitôt, apparurent de nulle part, quelques douceurs à notre intention... nous les mangeâmes en silence et contemplâmes la beauté de la rivière...

Soudain, ma volonté s'absenta, en posant sa main sur la mienne, je perdis presque conscience. Presque inconscient, je vis qu'elle maintenait ma main dans la sienne, ensuite, elle écouta attentivement mon rythme cardiaque qui restait calme... elle était si proche que je sentais le parfum de ses cheveux délicats... enfin, elle posa son autre main sur mon cœur, je repris totalement conscience dans ce corps... elle venait de purifier mon existence matérielle...

Nous reprîmes notre promenade et je ne disais toujours rien... elle m'affirma qu'elle savait que je l'avais reconnu, si mon corps m'avait presque expulsé, c'était parce que mon âme aussi l'avait reconnu... elle était heureuse que ma mémoire demeurait saine et sauve... elle me parla longuement, puis s'arrêtait parfois pour chanter, et ce, quelques fois en appuyant sa tête contre mon épaule... je sentais encore mon mental être inspiré par les véritables instincts d'amour de la Création...

Ne juger personne, car juger l'autre ne sert à rien, au contraire, il faut aider l'autre à s'améliorer... respecter cette terre qui nous est si chère... tant d'autres inspirations apparurent une à une dans mon mental... depuis cette douce apparition une douce plénitude avait pris possession de mon existence... elle ne cessait de sourire et de m'affirmer son amour éternel pour moi, mes incarnations passées et futures... la mort n'est qu'illusion, la vie ne fait que changer de forme... la voici, la sagesse des Sages...

Alors que nous marchions déjà depuis des heures sans ressentir la moindre fatigue physique, elle m'appuya contre un arbre, envahit mon regard et le fit fermer pour m'embrasser. Nos mains voyagèrent dans nos cheveux en toute dévotion, aucun bas instinct n'interféra dans notre communication d'amour... puis, il était temps pour qu'elle parte, elle devint une petite étoile lumineuse, celle-ci passa par ma bouche et même les yeux fermés, je la vis s'installer dans mon cœur réel... Plus jamais la peur du lendemain ne me tourmenterait car maintenant, je savais...
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